La Peste - Albert Camus

Publié le par Sayaelis

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  Philosophie
247 pages

 

"Nous sommes à Oran, durant les années 1940. Le docteur Rieux découvre avec un étonnement plus stoïque qu'horrifié que la ville est touchée par une terrible épidémie mortelle : la peste. Les autorités prennent des mesures de sécurité et Oran se met en quarantaine : personne n'entre, personne n'en sort non plus... Rapidement impuissant face à l'étendue meurtrière de la maladie, Rieux s'entoure d'hommes de foi qui résisteront corps et âme contre le fléau. Parmi eux, Rambert, journaliste parisien, qui n'a pourtant qu'une idée en tête : fuir ; Grand, fonctionnaire appliqué, dont la seule crainte est la stérilité de l'écrivain qui se découvre ; Paneloux, le prêtre qui voit en la maladie un châtiment divin ; et Tarrou, homme torturé mais au cœur immense. Chaque jour ébranlés par l'injustice de l'épidémie, ils puiseront leur force dans leur amitié et feront preuve d'un rare courage et d'une grande détermination, ce, jusqu'à la fin... quelle qu'elle soit."

 

 

J’avoue que ce n’est pas sans une certaine appréhension que je publie ma critique d’un des plus grands classiques littéraires qui soit. Classique que je n’avais pas étudié durant mes études, et qui un jour m’a fait de l’œil alors que je parcourais les livres que ma mère, elle, avait découvert durant sa propre scolarité (d’où l’édition relativement ancienne).

 

Appréhension, disais-je. En effet, La Peste a été l’objet de tant d’éloges et de tant d’analyses que je crains de souffrir une quelconque comparaison. Je vais donc poser clairement mes règles (parce-que je suis sur mon blogounet, que diable !)

 

Donc, ne vous attendez pas à trouver ici une critique digne de ce que peuvent exiger les meilleurs professeurs de français et intellectuels de tous acabits. Je ne vous livrerai ici que mon ressenti vis à vis de cette lecture. Que ceux qui en concluront que je suis inintéressante ou trop peu érudite m’évitent leurs remarques désobligeantes.

 

Bon, ça, c’est fait.

 

A présent, je vais me faire un plaisir de dire que cette lecture m’a beaucoup plu. J’ai trouvé ce récit poignant. Je ne vous cache pas que j’ai eu en permanence un double regard sur les évènements qui m’étaient décrits. J’avais entendu parler de l’interprétation possible de ce livre, qui n’a d’ailleurs pas été démentie par Camus, à savoir celle d’un parallèle entre la peste et le nazisme. La progression d’un mal contre lequel on est impuissant, la séparation de ceux qui s’aiment, les souffrances des malades, la mort omniprésente, l’attente d’être à son tour condamné, l’impuissance de ceux qui assistent à la progression de la maladie autour d’eux, la perte des êtres chers, l’emprisonnement qui s’éternise, la perte de tout espoir… tout ceci a suscité ma tristesse et ma révolte. L’injustice se veut criante, et c’est en ayant en permanence à l’esprit le parallèle avec l’occupation, le nazisme et les camps de concentration que mes émotions ont été les plus fortes.

 

Le style en lui-même est assez accessible et agréable à lire. Une question me taraude tout de même : pourquoi tous les protagonistes ne sont-ils que masculins ? ...

 

A présent, ne comptez pas sur moi pour m’éterniser dans une analyse de l’absurde ou de l’humanisme selon Camus, ou dans je ne sais quelle dissertation philosophique. Je pourrais en dire plus, mais vous trouveriez sans doute le même blabla en fouillant dans des manuels de français. Ce livre m’a plu, il m’a touchée, je le conseillerai volontiers à quiconque souhaite découvrir un des classiques les plus connus, et c’est globalement tout ce que je souhaite en dire. Ah, si… en fait, si ce livre peut ouvrir les yeux de certains personnes sur la souffrance que peut créer toute discrimination violente et injuste, quelle qu’elle soit, alors tout le monde devrait le lire au moins une fois et souffrir avec ses protagonistes.

 

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