Livres en cours de lecture
Potens de Ingrid Desjours
A year in the merde de Stephen
Clarke
C'est pas
sorcier, Harry ! de Gordon Zola
Le Livres des Etoiles, tome 1 : Qadehar le Sorcier de Erik L'Homme
Potens de Ingrid Desjours
A year in the merde de Stephen
Clarke
C'est pas
sorcier, Harry ! de Gordon Zola
Le Livres des Etoiles, tome 1 : Qadehar le Sorcier de Erik L'Homme
Fantasy
510 pages
"Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par
tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère - décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard
grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le
véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie
ne tient qu'à un fil : celui de sa lame..."
Je comprends pourquoi autant de gens apprécient cette série de Robin Hobb. Vous serez peut-être surpris de ne me voir raconter que peu de choses sur ce premier tome. Voyez-vous, L'Assassin Royal
a suscité tellement d'enthousiasme et de passion littéraire que je sais déjà que vous trouverez des tonnes de critiques enjouées et parfaitement argumentées sur le net. Honnêtement, j'ai un peu
la flemme de dire exactement la même chose que ces centaines d'autres critiques dont je partage le point de vue ^^
Pour faire simple, le plaisir était bien au rendez-vous : l'histoire est prenante, capable de me faire décrocher de la
réalité dès l'ouverture du livre. Le protagoniste est attachant, mais je me pose beaucoup de questions sur la suite de l'aventure.
En effet, beaucoup de gens m'ont dit n'avoir apprécié que les premiers tomes, et on m'a même décrit le héros
comme étant "le plus stupide de toute l'histoire de la fantasy". J'ai donc peur de voir ce bon début perdre rapidement de son intérêt. Peu importe : j'en profiterai tant que cela en vaudra la
peine :)
Quoi qu'il en soit, ce premier tome m'a laissé une très bonne impression. Je pense enchainer très vite sur le roman suivant
afin de me plonger plus longtemps dans cet univers passionnant.
Merci à Lyra (oui, encore elle :p) de m'avoir offert ce premier tome
!

Fantastique
491 pages
"1691 : un bateau transportant de mystérieux passagers aborde la côte est du continent
nord-américain. Les vampires viennent de débarquer de la vieille Europe. Ils forment bientôt le Convoi, longue colonne de chariots recouverts de plaques de plomb, et se lancent à la conquête de
l'Ouest, anticipant le trajet du chemin de fer dans une lente et implacable progression...
1692 : à Salem, une poignée d'hommes impitoyables fonde la Confrérie des Chasseurs,
bien décidés à stopper l'avancée du Convoi et à en découdre avec les créatures des ténèbres. De Fort Alamo aux territoires sioux, de Wounded Knee à Silver City, les hommes du Nouveau Monde, Billy
le Kid, les frères Dalton ou encore Doc Holliday mêlent le sang à l'argent, luttant sans merci contre les vampires, ou formant avec eux d'improbables alliances..."
L'univers proposé par Bloodsilver est intéressant et assez captivant. Malgré tout, je ne me sens pas marquée par cette lecture. J'ai apprécié de me plonger dans cette alliance du western et du
mythe du vampire, mais j'ai eu du mal à m'y immerger complètement. Pourtant, ce livre est un des rares que j'ai choisi de lire une seconde fois, suite à un premier "non-accrochage" à l'histoire.
Cela a été utile, puisque j'ai finalement apprécié ces récits, mais cela n'a pas été suffisant.
Je pense que la non continuité de l'histoire y est pour quelque chose. J'entends par là qu'un chapitre se focalise
sur un ou plusieurs protagonistes, avant qu'une ellipse temporelle ne s'impose et soit suivie d'un récit indépendant concernant d'autres personnages.
Bien entendu, le cadre reste le même et les "héros" peuvent parfois se croiser. J'ai trouvé intéressant de percevoir
les mêmes évènements d'après des points de vue de personnages différents.
... personnages généralement charismatiques. Cependant, je pense que certains pourraient être gênés par la
réinterprétation de grand noms tels Billy le Kid, les frères Dalton ou les présidents américains. Pour ma part, j'ai choisi de faire comme si je ne savais rien de ces figures emblématiques afin
de mieux profiter des histoires qui m'étaient contées.
J'ai particulièrement apprécié la manière dont les côtés sombres des vampires et humains étaient mis en avant. Le
racisme côtoie la chasse au sorcières, à l'humain, au vampire et à l'argent. La haine, la souffrance, la violence, la soif de sang, l'opposition proie/prédateur (où la proie n'est pas forcément
celle qu'on croie), sont autant d'éléments qui m'ont donné l'impression d'être face à quelque chose de "crédible". Les histoires de vampires mielleuses et gentillettes ont le dont de m'agacer au
plus haut point...
Un moment agréable, au final, mais je reste sur ma faim à cause du manque de continuité :)

Contemporaine
405 pages
"Ballottée depuis toujours de familles d’accueil en foyers, Victoria Jones est une
écorchée vive que la vie n’a pas épargnée. Incapable d’exprimer ses sentiments à travers les mots, l’orpheline a appris à maîtriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses
émotions extrêmes. A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses
errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d’aider les autres à communiquer leurs
sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés.
Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu’à s’ouvrir au monde. Et
à régler quelques comptes avec son passé…"
Je souhaiterais aborder dès à présent ce qui m'a déplu dans ce livre, afin de pouvoir vraiment me concentrer ensuite
sur ce qui m'a fait l'apprécier.
Le cheminement amoureux de l'héroïne m'a déçu par son côté très prévisible et beaucoup trop "fleur
bleue".
Maintenant que ceci est dit, parlons des nombreuses qualités de ce récit.
Ce livre m'a attiré par sa couverture toute en délicatesse et par la thématique annoncée : l'utilisation du langage
des fleurs pour exprimer ses sentiments.
N'avez-vous jamais eu cette envie d'exprimer quelque chose qui vous anime, qui vous ronge, vous énerve ou vous rend
heureux, tout en ne souhaitant pas réellement le faire par pudeur, par fierté, ou pour une autre raison qui vous est propre ?
Les fleurs sont, pour Victoria, le moyen de communiquer des émotions fortes qu'elle ne saurait pas exprimer
autrement. Parfois, les autres ne peuvent déchiffrer le message, et cette incompréhension peut même être recherchée. Malheureusement, lorsque le but est vraiment de communiquer, chaque fleur peut
être comprise de plusieurs manières, de même qu'un sentiment peut être mal interprété.
J'ai été séduite par l'alliance de la poésie et de la dureté de l'histoire. J'ai été révoltée face aux injustices
vécues par cette enfant, j'ai ressenti sa douleur, j'ai compris les actes pourtant insensés qu'elle commet ensuite à l'âge adulte. L'auteur retranscrit bien le cheminement de pensée de cette
jeune femme. N'ayant aucune confiance en elle, elle cherche à briser dès que possible la moindre relation humaine, puisque, de toute façon, elle est sûre que tout sera finalement gâché par sa
faute. A la délicatesse ambiante de l'histoire se mêlent la violence et la souffrance de cet être qui fait du mal à son entourage alors qu'elle ne souhaite que les protéger
d'elle-même.
Concrètement, j'ai trouvé le livre très bien écrit. Très agréable à lire et captivant, on y trouve une alternance
qui m'a semblé pertinente. Un chapitre nous expose un passage de l'enfance de Victoria, le suivant nous décrit un moment de sa vie actuelle. Ainsi, on assimile peu à peu ses traumatismes passés
pour mieux comprendre ses actes en tant que jeune adulte. Le résultat est assez poignant.
Je ne parle que de Victoria, mais les personnages secondaires sont loin d'être inintéressants. Enfin, "Le
dictionnaire des fleurs de Victoria", à la fin du livre, semble amener cette histoire à la réalité. Il m'a donné envie d'utiliser à mon tour le langage des fleurs.
Si vous êtes prêts à passer outre quelques aspects un peu trop romantiques (ou si vous aimez les récits emplis de
romance
), je vous invite à découvrir cette histoire troublante, touchante, où la cruauté du destin laisse une petite
place à l'espoir. De même que la mousse pousse sans racine, de belles choses peuvent naître à partir de rien...
Me voici de retour suite à une longue période de vide littéraire. Vide qui n'en est pas vraiment un, en pratique. Tout dépend de si
lire des livres sur la gestion de projet est à prendre en compte. Je ne prévois pas de poster mon avis sur ces ouvrages-ci, quoi qu'il en soit ^^
Pour le moment, je vais partager mon avis sur ce roman arrivé de manière inattendue dans ma bibliothèque. Ceux qui suivent mes livres
en cours de lecture savent que j'ai commencé sa lecture il y a plusieurs mois, que je me suis arrêtée à 5 pages de la fin et que j'ai mis de nombreuses semaines à les achever (J'ai dû en choquer
quelques uns en restant pendant des mois à 99% de la fin sur Bibliomania...).
Maintenant que les quelques instants de stupéfaction sont passés, je vous invite à découvrir mon étrange logique concernant la lecture ainsi que mon avis sur De Bons
Présages.

"L'Apocalypse ! Depuis le temps qu'on en parle ... Et bien, c'est pour demain. Enfin, dans onze ans,
très exactement. Depuis que Dieu a créé le monde et Satan l'enfer, chacun des deux cherche à tirer la couette à lui. Pour défendre leurs intérets respectifs, ils ont leurs envoyés spéciaux sur
terre. Coté Bien : Aziraphale (ange de son état, bibliophile et libraire à mi-temps). Côté Mal : Rampa (démon, lunettes noires et boots en peau de serpent, propriétaire d'une Bentley). Et
l'Apocalypse, ça ne les arange pas du tout. Parce que, vous savez ce que c'est, quand on vit quelque part depuis des siècles, on a ses petites habitudes. Alors Ange et Démon vont doubler
leurs patrons et tout mettre en oeuvre pour faire capoter l'Apocalypse."
Ce livre a été une bonne surprise. Non pas que je m'attendais à quelque chose de moins bien (après tout, celui qui a déposé ce livre dans ma bibliothèque n'a pas manqué de m'en faire l'éloge),
mais je m'attendais à quelque chose de plus "Pratchettien". La raison est simple : je n'ai pas encore eu l'occasion de lire du Gaiman, et son co-auteur était donc ma seule référence. Au final, je
dois dire que le mélange m'a bien plu. L'humour est omniprésent, j'ai retrouvé l'esprit de Pratchett sans avoir l'impression d'en lire.
J'ai particulièrement apprécié les points de vue et comportements de certains protagonistes. Typiquement, l'ange et le démon qui arrivent à la conclusion que l'Apocalypse ordonnée par leurs
supérieurs n'est pas du tout un plan à leur avantage. Après tout, vivre sur Terre est bien plus amusant que de jouer de la harpe au Paradis, ou de piquer des damnés avec des fourches à l'étage
en-dessous (
). Or, si l'Apocalypse arrive comme prévu, il n'y aura plus de Terre, plus de livres, plus de grosses
voitures, plus de bons petits plats...
J'ai également adoré la personnification de la famine (avec une jolie critique au passage), et l'évolution inattendue de Cerbère m'a bien fait rire.
En conclusion, ce fut une lecture fort amusante. Je suis bien décidée à découvrir les récits de Neil Gaiman. Enfin, une citation qui ne constitue qu'un des nombreux délires de ce livre :
"Sous le tonerre des premières profondeurs, [...] loin, loin dans les abysses de l'océan, dort le Kraken. Et maintenant, il se réveillait. [...] Et dix milliards de sushis hurlent
vengeance."
Enfin, je vous présente la mini-gardienne de ce livre (Mimi-nouille \o/) :

Je vous invite aussi à découvrir les critiques de Lyra Sullyvan, Jess, Thalia, Lhisbei, wilhelmina, Lala_Her, Marion, Bambi_slaughter, Praline, Olya, Alphard, BlackWolf, poet24...
Philosophie
247 pages
"Nous sommes à Oran, durant les années 1940. Le docteur Rieux découvre avec un étonnement plus stoïque qu'horrifié que la ville est touchée par une terrible épidémie mortelle : la peste. Les autorités prennent des mesures de sécurité et Oran se met en quarantaine : personne n'entre, personne n'en sort non plus... Rapidement impuissant face à l'étendue meurtrière de la maladie, Rieux s'entoure d'hommes de foi qui résisteront corps et âme contre le fléau. Parmi eux, Rambert, journaliste parisien, qui n'a pourtant qu'une idée en tête : fuir ; Grand, fonctionnaire appliqué, dont la seule crainte est la stérilité de l'écrivain qui se découvre ; Paneloux, le prêtre qui voit en la maladie un châtiment divin ; et Tarrou, homme torturé mais au cœur immense. Chaque jour ébranlés par l'injustice de l'épidémie, ils puiseront leur force dans leur amitié et feront preuve d'un rare courage et d'une grande détermination, ce, jusqu'à la fin... quelle qu'elle soit."
J’avoue que ce n’est pas sans une certaine appréhension que je publie ma critique d’un des plus grands classiques littéraires qui soit. Classique que je n’avais pas étudié durant mes études, et qui un jour m’a fait de l’œil alors que je parcourais les livres que ma mère, elle, avait découvert durant sa propre scolarité (d’où l’édition relativement ancienne).
Appréhension, disais-je. En effet, La Peste a été l’objet de tant d’éloges et de tant d’analyses que je crains de souffrir une quelconque comparaison. Je vais donc poser clairement mes règles (parce-que je suis sur mon blogounet, que diable !)
Donc, ne vous attendez pas à trouver ici une critique digne de ce que peuvent exiger les meilleurs professeurs de français et intellectuels de tous acabits. Je ne vous livrerai ici que mon ressenti vis à vis de cette lecture. Que ceux qui en concluront que je suis inintéressante ou trop peu érudite m’évitent leurs remarques désobligeantes.
Bon, ça, c’est fait.
A présent, je vais me faire un plaisir de dire que cette lecture m’a beaucoup plu. J’ai trouvé ce récit poignant. Je ne vous cache pas que j’ai eu en permanence un double regard sur les évènements qui m’étaient décrits. J’avais entendu parler de l’interprétation possible de ce livre, qui n’a d’ailleurs pas été démentie par Camus, à savoir celle d’un parallèle entre la peste et le nazisme. La progression d’un mal contre lequel on est impuissant, la séparation de ceux qui s’aiment, les souffrances des malades, la mort omniprésente, l’attente d’être à son tour condamné, l’impuissance de ceux qui assistent à la progression de la maladie autour d’eux, la perte des êtres chers, l’emprisonnement qui s’éternise, la perte de tout espoir… tout ceci a suscité ma tristesse et ma révolte. L’injustice se veut criante, et c’est en ayant en permanence à l’esprit le parallèle avec l’occupation, le nazisme et les camps de concentration que mes émotions ont été les plus fortes.
Le style en lui-même est assez accessible et agréable à lire. Une question me taraude tout de même : pourquoi tous les protagonistes ne sont-ils que masculins ? ...
A présent, ne comptez pas sur moi pour m’éterniser dans une analyse de l’absurde ou de l’humanisme selon Camus, ou dans je ne sais quelle dissertation philosophique. Je pourrais en dire plus, mais vous trouveriez sans doute le même blabla en fouillant dans des manuels de français. Ce livre m’a plu, il m’a touchée, je le conseillerai volontiers à quiconque souhaite découvrir un des classiques les plus connus, et c’est globalement tout ce que je souhaite en dire. Ah, si… en fait, si ce livre peut ouvrir les yeux de certains personnes sur la souffrance que peut créer toute discrimination violente et injuste, quelle qu’elle soit, alors tout le monde devrait le lire au moins une fois et souffrir avec ses protagonistes.
Une fois
par an, une petite ville Normande appelée "Bayeux" devient un espace de jeu géant. Imaginez que tout un quartier, les gymnases et cours d'écoles soient remplis de jeux accessibles gratuitement à
chacun, le tout animé par des animateurs super sympas... et vous aurez une vague idée de ce pour quoi j'y participe.
En réalité, mon implication commence dans l'envers du décors, bien que mon rôle reste cantonné à accueillir les visiteurs et à jouer avec eux des heures entières. Il implique également
l'apprentissage de jeux souvent peu connus du public qu'il me faudra lui faire découvrir le moment venu.
Cela fait à présent plusieurs années que je rejoins l'équipe des animateurs, et je compte bien renouveler l'expérience lors de la prochaine édition. J'ai hâte de revoir des têtes connues que je
ne croise qu'à cette occasion, hâte de rencontrer des centaines de gens venus passer un bon moment autour d'une table, entre eux ou avec d'autres visiteurs que j'aurais incités à se joindre à la
partie. J'échange en deux jours une tonne de sourires avec des visiteurs allant du passionné de jeux de société, et membre de toutes les associations de joueurs du coin, au gamin terriblement
curieux mais tellement timide qu'il se tortille à 1m de moi sans oser me dire qu'il meurt envie de découvrir le jeu que je présente. Alors, go go Sayaelis (à chanter comme un "Go go Power
Rangers") ! Il faut savoir aller vers les gens, et il en résulte des moments bien chouettes.
Bref, pourquoi parler de ce festival dans un blog à thématique littéraire, me direz-vous ? Eh bien il se trouve que, en remerciement pour notre participation à ce festival, la ville nous offre
une carte cadeau valable notamment ... (suspens !) ... dans une librairie (tadaaaa ! ♫ ). Qui plus est, je nous touve plutôt bien gâtés pour des bénévoles, puisque cette carte
est généralement d'une valeur de 60€. Autant dire qu'il y a de quoi se faire plaisir et faire déborder une PAL déjà bien remplie ^^
D'où le craquage annuel de votre dévouée Sayaelis
. Vous imaginez un gamin dans un magasin de jouets dans lequel on lui
dit "Prends tout ce que tu veux !" ... ? Globalement, c'est un peu l'allure que je dois avoir lorsque je me retrouve devant le rayon "fantasy" de la librairie en question.
Bref, pour la peine, je partage avec vous mes craquages de cette année ;)
Mon premier choix s'est porté sur les tomes 2 et 3 du Pacte des Marchombres, Lyra m'ayant offert le numéro 1 à Noël (♥ !).
En laissant mon regard se balader en dehors de mon rayon de prédilection, je suis tombée sur la version poche du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Comme vous pouvez
le lire ici, cet ouvrage fait partie
des mes gros coups de cœur et je souhaite l'offrir à une personne de mon entourage. Ce sera donc bientôt chose faite.

Retour au rayon fantasy (restons sérieux !), où je m'amuse à chercher La trilogie de Bartiméus, au cas où je pourrais trouver une autre perle du même auteur. Je
repars ainsi avec Les Héros de la Vallée, et j'en bave d'avance *__*
J'ajoute à ma sélection le premier tome des Mensonges de Locke Lamora, la critique de Lyra m'ayant donné très envie de le découvrir.
Il n'est pas disponible en rayon, alors je reviendrai quand ils l'auront commandé pour moi :). Je pense que j'achèverai ma carte avec La Voleuse de Livres... affaire à suivre.
Et pour finir, un peu de retour en enfance, parce-que mes bêtises le valent bien :
Vu qu'un certain nombre de personnes risquent de débarquer ici grâce à la pub de ma Lyra, je me dois de faire un clin d'oeil à l' "évènement" du jour
... Sinon on croira que je m'en fiche, alors que, non, pas du tout, je trouve l'initiative de la demoiselle très sympatique
(l'initiative ET la demoiselle). Bon, pour ma part j'essaye encore de réduire ma PAL, mais qui sait ? Peut-être qu'un jour j'utiliserai mon propre logo :p .
A tout ceux qui ne sont pas arrivés sur ce blog via l'article de Lyra, j'ai l'honneur de vous présenter le club WPF. Traduction ? "Wild Pal Forever". Traduction n°2
? "Club de ceux qui ont décidé de ne plus stresser par le nombre de livres qui attendent dans un coin qu'on les lise".
... et je crois que la suite va se résumer à un lien vers l'article de l'initiatrice du club en question, étant donné que j'/je [rayez les mentions inutiles, réponse en bas de post]
:
1- suis flemmarde
2- ai les yeux tous morts parce-que j'ai passé trop d'heures sur un écran aujourd'hui
3- suis affamée et avec un frigo qui me fait les yeux doux
4- lée de groseille (je vous avais dit que j'avais faim...)
Bref, elle a tout bien dit, alors autant vous en faire profiter :). Vous trouverez toutes les infos détaillées en cliquant sur le logo ci-dessous réalisé avec mes
petites mimines.
Sur ce, bonnes lectures à tous ! :)
Réponse pas écrite à l'envers, parce-que je suis d'humeur clémente, alors je ne vous force pas à retourner votre écran de PC :
1, 2, 3 et surtout 4. (et, oui, j'ai honte de mes blagues pourries et, oui, j'assume quand même :p)
Fantasy
493 pages
"Le royaume de la Ronce d'Or est dominé par le sanguinaire roi Izgard de Garizon. Dans sa cité portuaire de Bay'Zell, trois destins vont se croiser : celui de Tessa, parachutée par enchantement depuis notre monde après avoir découvert une mystérieuse bague ; celui de Ravis, ancien mercenaire du roi qui cherche à s'embarquer dans le premier bateau en partance ; et celui de Camron de Thorn, qui brûle de venger son père assassiné par les harras d'lzgard, des soldats d'élite que la sorcellerie a réduits à l'état de fauves. Trois personnes réunies comme à dessein, comme les lignes d'une enluminure..."
Que dire, si ce n'est que j'ai été littérallement entraînée dans cette histoire, de même que l'héroïne du récit se
trouve propulsée dans un autre monde ? Ce premier tome de La Ronce d'Or m'a arrachée à la réalité en me faisant rêver à chaque page. Pour faire simple, j'ai adoré.
L'univers pourrait être banal (médiéval avec une dose de magie) mais il n'en est rien. Un lecteur habitué à la
fantasy ne devrait pas se sentir dépaysé, je suppose. Pourtant, j'ai ressenti une impression de découverte. Je pense que le fait de vivre la confrontation de Tessa à ce changement brutal
d'univers explique cette sensation de regard non aguérri sur les choses. D'ailleurs, j'en suis venue à me poser des questions existentielles, en voyant cet autre mode de vie plus simple, que
certains qualifieraient juste de rétrograde. M'enfin, je n'ai pas créé ce blog pour raconter ma vie, alors je ne développerai pas :).
Quoi qu'il en soit, ce récit a su déclencher des réactions assez fortes, qu'il s'agisse de panique, de révolte ou
encore de sérénité. Les personnages sont charismatiques et savent susciter l'émotion (tendresse, colère, pitié...). Le style d'écriture est entraînant, d'un niveau de langage agréable, joli et
très riche sans être des plus complexes.
J'attire votre attention sur une thématique assez centrale dans ce récit, à savoir celle des enluminures et des
motifs au sens large. L'auteur a su leur donner une dimensions mystique et subjuguante. Leurs descriptions, le ressenti des scribes qui les réalisent, leur signification et leurs secrets de
fabrications les rendent passionnantes, dans le livre mais aussi dans la réalité. Depuis cette lecture, j'ai une folle envie de me renseigner sur l'histoire des enluminures et de me remettre à
dessiner... même si je sais bien que mes esquisses n'auront aucun pouvoir de l'accabit de ceux présents dans Les Motifs de L'Ombre.
Ce tome est haletant et laisse beaucoup de questions en suspens. J'ai hâte de découvrir les suivants. Conclusion :
un livre que je n'hésiterais pas à recommander, au même titre que La
Pierre de Tu-Adj ou que La Trilogie de Bartiméus. La Ronce d'Or rejoint sans
hésitation mes derniers coups de coeurs en matière de fantasy.
Je vous invite à découvrir la critique de Lyra Sullyvan, qui a eu la (très) bonne idée de me prêter ce tome :).
Fantastique
508 pages
"La Caverne est une ville à l'univers onirique, dans laquelle des prédateurs, transformés en animaux, s'affrontent jusqu'à la mort. Dans un autre monde, ni agressivité, ni cruauté n'est signalée. Quand ces deux mondes se rencontrent, des interrogations sont posées sur leurs différences, au travers des aventures de Pavla, internée dans un hôpital psychiatrique et soumise à des tests."
La quatrième de couverture me laissait imaginer un univers beaucoup plus en décalage par rapport à notre
monde. Au final cette histoire reste ancrée dans une réalité assez proche de la nôtre, avec quelques spécificités tout de même.
En effet, la violence est relativement absente de ce monde. La notion de guerre est inconnue aux humains
de cette histoire et l'insécurité n'est pas un souci quotidien pour eux. Les faits divers de leurs journaux ne relatent pas sans cesse des questions de vols, attentats, viols, meurtres et autres
crimes qui sont aujourd'hui devenus bien (trop) communs à nos yeux de lecteurs.
En revanche, une phrase est régulièrement entendue, et admise par chacun :
"Son sommeil était profond et la mort survint naturellement.
En effet, la nuit tombée et les yeux clos, chacun peut être amené à entrer dans le monde de la Caverne. Les songes nocturnes transforment chaque humain en un animal traduisant, en quelque sorte,
sa nature profonde. Certains s'incarnent en tant que proies, d'autres s'avèrent être de redoutables prédateurs.
Cet écosystème issu des rêves des dormeurs est naturellement le lieu de confrontations, les lois de la nature nécessitant que les plus faibles soient menacés par les carnivores affamés rôdant
alentours.
Dans la Caverne, certains tuent, d'autres meurent. Ainsi peut-on ouvrir les yeux en ayant l'impression d'avoir encore le goût de sang sur la langue, ou bien ne plus jamais se réveiller...
Pavla, quant à elle, a de la chance. Proie par nature, elle semble particulièrement douée pour échapper à ses ennemis.
Mais Pavla, dans le fond, est peut-être la plus malchanceuse de tous.
Née avec un avantage génétique, elle éveille malgré elle des convoitises qui ne peuvent mener qu'à son malheur... Ballotée entre des organisations qui semblent tantôt vouloir la protéger, tantôt
souhaiter l'exploiter ou lui nuire, elle devra faire face à une succession d'incertitudes tant sur son entourage que sur son propre état mental.
Le livre est ponctué de nombreux passages oppressants. Séquestration, état de cobaye, manipulation, sur fond de complot gouvernemental... l'histoire conserve même encore quelques parts d'ombre
après sa lecture. Je pense qu'il me faudrait me replonger dans ce roman pour espérer pouvoir démêler le vrai du faux, la vérité du mensonge, la réalité de l'illusion manipulatrice... Cependant,
je crois qu'il s'agit justement du propos de ce livre : laisser un certain flou, ne pas révéler tous les rouages, et poser des questions sans apporter de réponse précise. Chacun peut ainsi forger
sa propre opinion.
Pour ma part, je suis persuadée que les humains ont besoin d'une Caverne, quelle qu'elle soit. L'humain doit exprimer ses pulsions malsaines ou violentes d'une manière ou d'une autre. La Caverne
permet à chacun d'exprimer sa nature profonde en perdant le contrôle et, donc, sans avoir à culpabiliser... théoriquement, en tout cas.
Et vous, qui préféreriez-vous être dans la Caverne ?
J'ai lu La Caverne dans le cadre d'un partenariat avec Le Livre de Poche et le forum Livraddict. Merci à eux pour cette découverte et pour la confiance qu'ils ont bien voulu m'accorder :).
Ils en parlent aussi :
Science-Fiction
336
pages
"Le premier contact de l’humanité avec une force extraterrestre sème la désolation sur Terre: des
projectiles venus de Ganymède, l’une des lunes de Jupiter, réduisent des villes entières à néant. Face à cet état de siège, le monde mise sur une contre-attaque désespérée. Dans un vaisseau
spatial rafistolé et armé de reliques datant de la guerre du Vietnam, des fantassins semblables à Jason Wander, tout juste âgé de dix-huit ans, des orphelins qui ne manqueront à personne, doivent
embarquer pour le premier voyage interplanétaire de l’histoire afin d’envahir Ganymède. Pour mener L’offensive, ils ne disposent que d’un seul vaisseau et d’une seule chance. S’ils échouent, nous
disparaîtrons."
Si je devais choisir un terme symbolisant cette histoire, je pense que je choisirais "désespoir", avec toute la
tristesse et l'énergie qu'il comporte.
En effet, lorsqu'une cause semble désespérée, on peut tout tenter, car rien ne pourra faire empirer les
choses.
C'est ainsi que j'ai perçu ce récit : baigné dans l'élan d'un peuple qui doit utiliser tous les moyens possibles,
puiser dans ses ressources les plus profondes, même si elles paraîssent insuffisantes, puisque l'enjeu est simplement la survie de l'humanité. Qu'importe si cela semble faible et médiocre, il
faut faire avec, se battre férocement et se dire qu'il n'y aura pas de seconde chance en cas d'échec.
Malgré tout, je pense que ce récit aurait pu être mieux exploité. Les évènements vécus par les protagonistes sont
atroces, ne serais-ce que par la perte de leurs proches (je ne spoile pas vraiment, puisqu'il est ici question d'orphelins). Or, je ne me suis pas vraiment sentie le coeur serré en parcourant la
première moitié du livre (très agréable à lire cependant). Je pense qu'il aurait pu en être différemment, même si je ne m'explique pas vraiment la raison de ce peu de réaction de ma
part.
En revanche, le reste du livre a été haletant et riche en émotion. J'ai ressenti ce désespoir des troupes face à une
situation qui semble vouée à un échec malgré tous leurs efforts.
Je pense que cet ouvrage peut plaire aux lecteurs (lectrices ?) qui n'apprécient pas particulièrement les récits
relevant du domaine militaire. La quasi-intégralité de l'histoire a lieu dans des bases militaire ou des camps d'entraînement. Les héros sont ici des soldats, l'enjeu est une préparation au
combat, les armes, la violence et la mort sont des thématiques très présentes. Cependant, l'ambiance dominante n'est ni sanglante ni "gore". Au final, et en parlant toujours de ce que j'ai
ressenti personnellement, ce qui prédomine est l'angoisse, la pression d'une réussite nécessaire et la résignation à perdre/sacrifier ce qui nous est cher dans ce but. Les relations entre êtres
humains sont également au centre de l'histoire. A noter que, dans ce futur moyennement proche, les soldats sont aussi bien des hommes que des femmes. Fraternité, nouvelle famille trouvée auprès
de ses compagnons de guerre, amour... des liens très forts se créent, au risque d'être brisés par la guerre.
Je pense que l'on peut sortir très sensibilisé de cette lecture qui vient nous rappeller que, partout dans le monde, des gens souffrent à cause des affrontements entre peuples. L'être humain n'a
pas besoin de Limaces venues de Ganymède pour souffrir...
En conclusion, j'ai apprécié cette lecture, qui s'est avérée plus poignante que prévue. J'envisage de lire les tomes
suivants, mais je vais y réfléchir auparavant. Il s'est passé bien des choses dans ce roman, mais j'ai l'impression que le sujet a été suffisamment creusé. J'ai peur que les tomes suivants soient
répétitifs ou un peu dénués d'intérêt. Je ne veux pas me sentir déçue par une suite potentiellement basée sur une surenchère de puissance, de nouvelles capacités ou d'astuces toujours plus
tordues. Pour moi, ce tome se suffit à lui-même, et je me plais à laisser mon imagination envisager seule l'avenir des survivants de cette aventure.
J'ai découvert ce livre grâce à un partenariat avec les éditions Eclipse et le
forum Livraddict. Merci à eux pour cette agréable lecture et pour la confiance qu'ils ont bien voulu m'accorder en me confiant la rédaction de cette
critique :)
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Mandy88